La soirée masquée
Les noms et les lieux sont fictifs.
Vous avez manqué l’épisode précédent ? Partie 2 : Avril à Montréal.
L’invitation est arrivée par courriel, un mardi matin, entre deux réunions. Un carton noir, des lettres dorées : Soirée masquée. Tenue de soirée exigée. Le masque reste. Le reste… c’est à vous de voir.
Julie l’a lue trois fois. Puis elle a fermé son ordinateur portable et elle est allée se passer de l’eau froide sur le visage.
Ça n’a servi à rien. Toute la réunion de dix heures, elle a senti la dentelle de son soutien-gorge contre sa peau comme si quelqu’un venait de la toucher.
Les préparatifs
Marc a voulu tout savoir. Il a lu le règlement du club deux fois, le soir, au lit, à voix haute. Visite guidée pour les nouveaux. Consentement explicite. Aucun téléphone. Des espaces ouverts, des espaces fermés. Et une phrase qui l’a fait sourire : Rien n’est obligatoire. Tout est possible.
« Comme notre règle », a-t-il dit.
Ils ont choisi les masques ensemble, un soir, sur le canapé, l’ordinateur sur les genoux. Pour Marc, un loup noir tout simple. Pour Julie, un masque de dentelle noire qui ne laissait voir que ses yeux et sa bouche. Elle l’a essayé devant lui, sans rien d’autre que son peignoir.
Le peignoir de satin gris, celui des dimanches, noué n’importe comment. La dentelle lui chatouillait les pommettes. Elle a pris la pose, une main sur la hanche, pour rire. Elle ne riait plus quand elle a croisé son regard.
Il l’a regardée longtemps sans rien dire. Puis : « Je ne suis pas sûr de pouvoir attendre trois semaines. »
Il a tiré sur la ceinture du peignoir. Une seule fois, doucement, pour voir si elle le laisserait faire. Le satin s’est ouvert sur sa peau nue et elle n’a pas bougé. Il a posé la bouche au creux de sa poitrine, là où son cœur cognait, puis plus bas, sur son ventre qui s’est creusé sous ses lèvres, et elle a senti ses genoux céder contre le bord du canapé.
Elle l’a arrêté d’un doigt sous le menton. « Trois semaines. Avec le masque. » Il a renversé la tête contre le dossier en grognant, et elle a ri en renouant le peignoir. Le masque a fini dans le tiroir de sa table de nuit. Pendant trois semaines, chaque soir, elle a surpris Marc en train de regarder ce tiroir.
Pour la lingerie, Julie a hésité longtemps. Puis elle a choisi le plus audacieux : un body de dentelle noire, presque transparent, des jarretelles, des bas fins. Le genre de chose qu’elle n’aurait jamais imaginé porter un an plus tôt. Elle ne l’a montré à personne. Pas même à Marc.
Elle l’a essayé un soir, seule, la porte de la salle de bain verrouillée. La dentelle était si fine qu’elle sentait l’air de la pièce passer au travers, sur ses seins, sur ses hanches. Assise sur le rebord de la baignoire, elle s’y est reprise à trois fois pour attacher les jarretelles. Et elle s’est demandé, les joues chaudes de honte et d’envie mêlées, quelles mains allaient les détacher.
Toronto
Le club se cachait derrière une porte anonyme, dans une rue tranquille. Rien ne laissait deviner ce qu’il y avait derrière. Sofia et Léo les attendaient sur le trottoir, masqués eux aussi. Sofia portait une robe rouge fendue jusqu’à la hanche. Léo, un costume sombre et un sourire que le masque n’arrivait pas à cacher.
Sofia a embrassé Julie sur les deux joues, puis une troisième fois, au coin des lèvres. « Celui-là, c’est pour Montréal », a-t-elle murmuré.
« Prêts ? » a demandé Sofia.
Julie a serré la main de Marc. Citron était là, quelque part, au cas où. Mais elle n’en avait pas besoin.
À l’intérieur, une hôtesse les a accueillis et leur a fait visiter les lieux. Le bar, immense, baigné d’une lumière ambrée. La piste de danse. Des alcôves aux rideaux de velours, certaines ouvertes, d’autres fermées. Un long couloir aux lumières tamisées. Et une grande pièce aux murs sombres, avec une large vitre donnant sur une chambre éclairée de rouge.
« Ici, a expliqué l’hôtesse, ceux qui aiment regarder peuvent regarder. Et ceux qui aiment être regardés… peuvent l’être. Le rideau est toujours à leur disposition. »
Julie a senti une chaleur lui monter au visage. Elle n’a rien dit. Mais Marc a vu son regard s’attarder sur la vitre.
Il s’est penché vers elle. « On n’est obligés de rien. »
« Je sais. » Elle n’avait pas quitté la vitre des yeux. Le grand lit, les draps noirs, la lampe rouge. Elle s’y voyait déjà, et ce n’était pas la peur qui lui serrait le ventre.
Le vestiaire
Au vestiaire, les femmes se changeaient d’un côté, les hommes de l’autre. Sofia a aidé Julie à retirer sa robe. Ses doigts ont effleuré son dos, lentement, d’une épaule à l’autre.
La fermeture éclair, d’un coup, et la robe noire en flaque à ses pieds. L’air climatisé sur sa peau. Autour d’elles, d’autres femmes se changeaient sans aucune gêne : une cinquantenaire en guêpière qui ajustait ses bas en chantonnant, deux amies qui se remettaient du rouge à lèvres devant le même miroir en se racontant leur dernière soirée.
Quand Julie s’est retournée, en body de dentelle et en bas, Sofia a reculé d’un pas pour la regarder. Longtemps. De la tête aux pieds.
« Oh, Julie. Marc va perdre la tête. »
Julie s’est regardée dans le grand miroir. Le masque. La dentelle qui laissait deviner sa peau partout. Les bas qui lui faisaient des jambes interminables. Elle ne s’était jamais trouvée aussi belle.
Une des jarretelles avait sauté. Sofia s’est accroupie sans un mot pour la rattacher, deux doigts glissés sous le bord du bas, contre l’intérieur de sa cuisse, beaucoup plus lentement qu’il ne fallait. Julie a regardé faire dans le miroir. Elle sentait l’ongle de Sofia sur sa peau, le petit clic de la pince, et sa propre respiration qui devenait audible au milieu des rires du vestiaire. Sofia a levé les yeux vers elle. Elle savait très bien ce qu’elle faisait.
Sofia s’est glissée derrière elle, a posé le menton sur son épaule, leurs deux reflets côte à côte. Elle portait un ensemble rouge, assorti à ses lèvres. « Allez, a-t-elle murmuré à son oreille. On leur fait l’effet de leur vie. »
Le bar
Quand elles sont sorties du vestiaire, Marc était accoudé au bar avec Léo, chemise ouverte sur le torse, verre à la main. Il s’est retourné. Et il s’est figé.
Julie a marché vers lui lentement, en sentant les regards la suivre. Des dizaines de regards masqués. Elle aurait dû se sentir gênée. Elle se sentait puissante.
Le talon, la cheville, la couture du bas, la jarretelle qui tirait un peu sur sa cuisse à chaque pas. Un homme en smoking s’est écarté pour la laisser passer et ne l’a plus quittée des yeux. Une femme, à côté de lui, non plus.
Marc n’a rien dit. Il a posé son verre, a glissé une main au creux de ses reins, sur la dentelle, et l’a attirée contre lui. Sa bouche s’est approchée de son oreille. « Tout le monde te regarde. »
« Je sais », a-t-elle soufflé. « Ça me plaît. »
Elle a senti son souffle se couper contre sa nuque.
Sa main est descendue de quelques centimètres sur la dentelle, sans hâte, jusqu’à la courbe de ses fesses, devant tout le bar. Elle n’a pas reculé. Elle a pris le verre de Marc, a bu une gorgée de son whisky en le regardant par-dessus le bord, et le lui a rendu avec la trace de son rouge à lèvres.
La piste
Ils ont dansé. La musique était lente, lourde, presque hypnotique. Julie dansait contre Marc, son dos contre son torse, ses mains à lui posées sur ses hanches, et elle sentait chacun de ses mouvements, chacune de ses respirations.
Elle sentait aussi, contre le bas de son dos, à quel point il la voulait. Alors elle a bougé contre lui exprès, une fois, au ralenti, juste pour l’entendre jurer tout bas dans ses cheveux.
Sofia et Léo dansaient tout près. Si près que les quatre corps se frôlaient à chaque mesure. À un moment, Sofia a pris la main de Julie et l’a attirée vers elle. Elles ont dansé ensemble, face à face, les hommes juste derrière elles. Les mains de Sofia sur sa taille. Leurs fronts presque collés. Le parfum de Sofia, vanille et quelque chose de plus sombre.
« Tu trembles », a murmuré Sofia.
« Pas de peur. »
Sofia a souri. Et elle l’a embrassée.
Un baiser lent, doux, qui avait le goût du champagne. Julie a fermé les yeux. Puis moins doux : la morsure légère sur sa lèvre du bas, la langue de Sofia, ses doigts qui remontaient dans ses cheveux et défaisaient la pince qui les retenait. Les longs cheveux sombres de Julie sont tombés sur ses épaules nues. Elle a senti les mains de Marc se resserrer sur ses hanches, son souffle s’accélérer contre son cou. Quand elle a rouvert les yeux, plusieurs couples s’étaient arrêtés de danser pour les regarder.
Elle n’a pas détourné les yeux. Elle les a regardés en retour.
La vitre
C’est Julie qui a pris la main de Marc. Elle l’a guidé à travers le couloir aux lumières tamisées, Sofia et Léo derrière eux, jusqu’à la chambre rouge. Celle de la vitre.
Dans le couloir, des rideaux entrouverts, des rires étouffés, le soupir d’une femme qui s’est arrêté net, puis a repris, plus haut. Julie sentait les jarretelles battre contre ses cuisses à chaque pas, et la main de Marc, moite, qui serrait la sienne trop fort.
Marc s’est arrêté sur le seuil. « Tu es sûre ? »
Elle a jeté un coup d’œil vers la vitre. De l’autre côté, dans la pénombre, on devinait des silhouettes. Des couples assis dans des fauteuils de velours. Des masques tournés vers eux. Qui attendaient. L’une des femmes masquées s’est levée brusquement quand Julie a croisé son regard, et elle a disparu dans le couloir. Julie n’y a pas pensé plus d’une seconde.
« Je n’ai jamais été aussi sûre de rien. »
Il l’a embrassée. Pas comme sur la terrasse. Pas comme dans le salon. Comme s’il avait faim d’elle depuis des semaines. Ses mains ont parcouru la dentelle, son dos, ses hanches, le haut de ses bas. Sa bouche est descendue le long de son cou, s’est attardée sur sa clavicule, sur son épaule, a suivi le bord de la dentelle. Julie a renversé la tête en arrière, les yeux mi-clos, et à travers ses cils elle a vu les silhouettes derrière la vitre se pencher en avant.
Il l’a adossée au mur, tout près de la vitre. Le mur était frais contre ses omoplates, lui était chaud devant. Elle a passé les mains sous sa chemise ouverte, sur son dos large, sur ses épaules, et elle l’a senti frissonner sous ses paumes comme la toute première fois, dans le trois et demie de la rue Rachel, quand ils n’avaient même pas de rideaux.
Sofia s’est approchée de Marc par derrière. Elle a fait glisser sa chemise le long de ses bras, lentement, et l’a laissée tomber au sol. Ses lèvres sur ses omoplates. Ses ongles sur son torse. Marc a gémi doucement contre la peau de Julie.
Léo s’est agenouillé devant Julie. Il a levé les yeux vers elle, demandant la permission sans un mot. Elle a hoché la tête. Il a déposé un baiser sur son genou, au-dessus du bas. Puis un autre, un peu plus haut, sur sa cuisse, là où commençait la jarretelle. Puis un autre, sur son ventre, à travers la dentelle.
Ses doigts ont trouvé la première pince de la jarretelle. Il l’a regardée encore. Elle a dit oui, à voix haute cette fois, et le petit clic de l’attache qui s’ouvrait lui a paru plus fort que la musique.
Julie a cessé de respirer.
« Dis-moi ce que tu veux », a murmuré Marc à son oreille.
Elle a ouvert les yeux. Regardé la vitre. Regardé Sofia, qui défaisait la ceinture de Marc avec une lenteur délibérée. Regardé Léo, à genoux, qui attendait. Regardé son mari.
« Je veux qu’ils nous regardent, a-t-elle soufflé. Et je veux tout le reste. »
Les quatre corps se sont rapprochés. Les vêtements qui restaient ont rejoint la chemise de Marc sur le sol. Il ne restait plus que la dentelle noire, le satin rouge, les masques et la peau. Des mains partout. Des bouches partout. Des souffles qui se mêlaient, de plus en plus courts.
Et puis la dentelle aussi. C’est Marc qui a défait les agrafes du body, une à une, dans son dos. Elle les a comptées. Sept. Il a fait glisser la dentelle sur ses épaules, le long de ses bras, jusqu’à sa taille, et la lumière rouge s’est posée sur ses seins nus comme une main de plus. Sofia, à genoux à côté de Léo, a fini le travail : la dentelle sur ses hanches, sur ses cuisses, jusqu’à ses chevilles. Julie s’en est dégagée d’un pas. Il ne lui restait que le masque et les bas, dont l’un pendait, détaché. Le masque reste. Le reste… Elle avait choisi.
Elle reconnaissait les mains de Marc sans les voir, larges, chaudes, qui connaissaient le chemin par cœur. Celles de Sofia, plus légères, avec ces ongles qui laissaient des lignes sur sa peau. Celles de Léo, qui demandaient encore, chaque fois, et qu’elle prenait pour les poser elle-même où elle les voulait. Une bouche sur sa poitrine, une autre dans son cou, une autre au creux de son genou, et elle ne savait plus laquelle était à qui. C’était exactement ce qu’elle voulait. Elle s’est entendue gémir, fort, d’une voix qu’elle ne se connaissait pas.
Derrière la vitre, personne ne bougeait.
Elle les voyait par-dessus l’épaule de Marc. Les masques immobiles. Une main d’homme crispée sur un accoudoir de velours. Une femme qui avait porté les doigts à sa bouche. Julie savait ce qu’ils voyaient : une femme nue en bas noirs, masquée, trois bouches sur sa peau, qui les regardait droit dans les yeux sans baisser les siens.
Et puis Julie a tendu le bras vers le cordon du rideau de velours. Elle a regardé une dernière fois les silhouettes masquées. Elle a souri.
Le rideau est tombé.
Le velours a avalé la vitre, et avec elle tous les regards. Il ne restait que la lampe rouge, la basse de la musique qui traversait le mur, et eux quatre. « Maintenant, c’est juste pour nous », a dit Julie. Sa voix tremblait. Elle n’a pas essayé de le cacher.
Marc l’a soulevée. Elle a noué les jambes autour de sa taille, et il l’a portée jusqu’au grand lit sous la lampe. Les draps noirs étaient frais, ils sentaient la lessive et un parfum qui n’appartenait à personne. Un de ses escarpins a glissé et a rebondi sur le parquet. Sofia a éclaté de rire. Julie aussi, la tête dans l’oreiller, sans pouvoir s’arrêter.
Sofia s’est allongée à côté d’elle, a défait son chignon d’un geste, et ses cheveux se sont répandus sur l’oreiller, mêlés à ceux de Julie. Leurs bouches se sont retrouvées. De l’autre côté, Léo embrassait l’intérieur de son poignet, puis son bras, puis son épaule, sans se presser, comme s’il avait toute la nuit devant lui. Il l’avait.
Et Marc, au-dessus d’elle, ne bougeait plus. Il la regardait. Le loup de travers, la poitrine qui se soulevait vite, les yeux noirs. Elle lui a pris le visage à deux mains.
« C’est toi », a-t-elle soufflé. Les mots de la terrasse, qu’elle lui rendait enfin.
Elle l’a attiré contre elle de tout son poids. Et au moment où leurs corps se sont trouvés, elle a planté les ongles dans son dos et elle a dit son prénom. Pas fort. Comme si elle le découvrait.
Après
Beaucoup plus tard, quelqu’un avait éteint la lampe rouge. Il ne restait que la veilleuse au-dessus de la porte, les draps noirs en vrac, une coupe renversée sur la table de chevet, et quatre corps qui reprenaient leur souffle dans un désordre qui ne ressemblait à rien.
Julie avait la joue sur le torse de Marc. Elle écoutait son cœur ralentir, coup par coup. Ses jambes tremblaient encore, de petits tremblements qu’elle ne contrôlait pas, et chaque fois Marc posait la main à plat sur sa cuisse, sur le bas filé du genou à la cheville, jusqu’à ce que ça passe. Elle avait la marque rouge d’une jarretelle sur la hanche, des lignes fines laissées par les ongles de Sofia sur le ventre, et sous la clavicule une trace qu’elle aurait été incapable d’attribuer. Le masque de dentelle pendait à son poignet par son ruban. Elle ne se souvenait pas de l’avoir enlevé.
Sofia, à plat ventre de l’autre côté, a relevé la tête. Elle a tordu ses cheveux pour refaire son chignon, l’a raté, a recommencé, a abandonné en riant. « Ma chérie. Tu as fait rougir Léo. Ça fait des années que j’essaie. »
Léo, assis au bord du lit, cherchait sa chemise à tâtons. Il a levé les deux mains. « Je ne dis rien. Je n’ai plus de voix. »
Julie a ri, un rire qu’elle sentait jusque dans son ventre encore secoué. C’est elle qui a parlé la première à Marc, la bouche contre sa peau, assez bas pour que lui seul entende. « Je ne savais pas que je faisais ce bruit-là. »
« Moi non plus. » Il a embrassé ses cheveux. « Je vais l’entendre pendant des semaines. »
Il savait autre chose, maintenant. Qu’elle aimait être regardée, oui. Mais surtout qu’à la fin, au moment de tout donner, c’était elle qui avait tiré le rideau. Qu’elle avait voulu garder le plus fort pour eux quatre, et le tout dernier, son prénom, pour lui.
Ils sont sortis du club à trois heures du matin. Toronto était silencieuse, l’air frais de mai sur leur peau encore marquée. Julie avait gardé son masque dans sa main. Elle n’arrivait pas à arrêter de sourire.
Sous son manteau, elle ne portait plus que la robe noire. Le body était roulé en boule au fond de son sac, avec un bas filé et une seule jarretelle. L’autre était restée quelque part sous le grand lit.
Dans le taxi, Marc l’a regardée longtemps. « Qui es-tu ? » a-t-il demandé, à moitié en riant.
Elle a posé la tête sur son épaule. « Quelqu’un que tu ne connaissais pas encore. »
Son téléphone a vibré. Un message de Sofia, assise dans le taxi juste derrière : « Il paraît que le club organise une croisière en juillet. Toute une semaine. On en parle ? »
Les noms et les lieux sont fictifs.
Et si c’était vous ?

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Julie & Marc — tous les épisodes
- Partie 1 : Le week-end qui a tout changé
- Sa version : La terrasse
- Partie 2 : Avril à Montréal
- Partie 3 : La soirée masquée
- Partie 4 · La croisière · 5 novembre
- Sa version : Le téléphone · 6 novembre
- Partie 5 · Élise · 12 novembre
+ 9 épisodes à venir
- Sa version : Citron · 13 novembre
- Partie 6 · Le message · 26 novembre
- Partie 7 · Le café d’en face · 3 décembre
- Partie 8 · Le souper à quatre · 10 décembre
- La version de Sofia · 15 décembre
- Partie 9 · Noël sur le Plateau · 17 décembre
- La version de Thomas · 22 décembre
- Partie 10 · La porte entre les deux · 24 décembre
- La version de Caroline · 29 décembre
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